Documentaire

Synopsis

J’ai réuni des femmes dans une salle de danse, un matin. Elles ne se connaissent et ne ressemblent pas, ni physiquement, ni mentalement. Pourtant, deux choses nous rassemblent toutes : un rapport douloureux avec le monde médical et le besoin de retrouver nos corps. Un long processus de guérison va être entrepris, ensemble, pour tenter de s’appartenir à nouveau.
"Il me tenait à cœur de travailler avec des femmes sur ce projet.
D’abord parce que le milieu du cinéma est un milieu plutôt masculin
(pour y avoir moi-même travaillé quelques années en tant qu’assistante de production)
et que je voulais leur permettre de pouvoir occuper des postes qui reviennent le plus souvent à des hommes.
Ensuite parce que de nombreuses femmes vont se confier face à la caméra dans le cadre de ce projet
et que je voulais créer un cadre où elles se sentent le plus à l’aise possible.
Évidemment, l’idée n’est pas du tout d’exclure les hommes puisque la volonté est aussi de les impliquer sur cette question de la contraception".

Chloé
 
 

Février 2017. Je rentre d’un très beau voyage et j’emporte avec moi un bracelet acheté au bord d’une plage la veille de mon départ. Le bijou représente un cercle, avec, en son centre, de nombreux autres cercles qui semblent former une fleur. Je découvre qu’il s’agit de la Fleur de vie (Flower of Life) et très vite, tout converge vers elle. Effectivement, c'est à mon retour que je décide de réaliser ce documentaire et en décortiquant l’appellation, il devient évident qu'il doit porter ce nom. FLOWER. Le sexe féminin est souvent associé à l’image d'une fleur et le film aborde le sujet des violences gynécologiques. LIFE. C’est la reprise de pouvoir sur soi, sur sa propre vie qui primera, l’idée d'empowerment.

J’ai lu, vu et écouté pas mal de choses au sujet de la Fleur de vie et un tas d'interprétations existent de part le monde. A travers ce documentaire, c'est ma vision que j'exprime. D’abord, la synergie et l’unité, représentées par les différents cercles qui la composent et qui sont en interaction les uns avec les autres pour former quelque chose de plus grand. En œuvrant ensemble, ces femmes - dont je fais partie - font naitre ce qui n’aurait pu exister si elles n’avaient pas été ensemble. C’est ce travail collectif qui est au cœur du processus de résilience.

Au-delà de cette coopération créative, c'est l'importance d'en revenir au corps que je souhaite souligner et la Fleur de vie est une vibration. Pour la ressentir, il faut être dans son corps, dans ses cellules. C’est la raison pour laquelle j’invite chacune d’entre nous à témoigner en mots mais aussi en mouvements. C’est la possibilité de recommencer à bouger, à sortir de l’immobilité aussi bien physiquement que symboliquement. Tout l’enjeu est cette réappropriation du corps pour se libérer enfin.

Présentation de l'équipe

Il me tient à cœur de travailler avec des femmes sur ce projet autant au niveau du fond que de la forme car le processus qui précède la réalisation du documentaire est tout aussi important que le documentaire lui-même à mes yeux. Au sein du film, 8 femmes vont témoigner. Pour encadrer ce travail, l'équipe de tournage est entièrement féminine (depuis l’ingénieur son, jusqu’aux cheffes op) pour faciliter la parole (s’exprimer devant des personnes du même sexe sur des sujets aussi intimes me semble plus sécurisant) mais aussi parce que je mets un point d’honneur à ce que des femmes occupent des postes qui reviennent le plus souvent à des hommes (constat fait après avoir moi-même travaillé plusieurs années dans le milieu du cinéma en tant qu'assistante de production). Enfin, les financements du film proviennent principalement de co-productrices, qui prennent une part active dans le processus de création.