« Travailler sur ce documentaire est comme une thérapie. Un moyen d’affronter ce que j’ai refoulé au fond de moi. De prendre du recul. D’examiner les évènements que j’ai vécu avec plus de sérénité. De comprendre. De me réconcilier avec moi-même. De me pardonner. De faire à nouveau équipe avec mon corps. De doucement me libérer. C’est ce parcours que je souhaite raconter. J’avais besoin de ce film pour commencer mais aussi pour terminer ce processus de guérison.Je l’ai entamé seule mais à un moment, j’ai eu besoin d’entrer en contact avec d’autres femmes à qui on a ôté le droit d’habiter pleinement leur corps pour pouvoir réellement comprendre mon histoire. Elles font donc partie de la mienne à présent. Sans elles, je n’aurais pas compris tout ce que j’ai compris et, grâce à elles, je me suis libérée et ai pu faire la paix avec ce que j’ai vécu. L’expérience que nous allons vivre ensemble est le dernier cercle de ce processus. » Chloé